Pour éviter le chaos, les Bretons doivent s’unir et préparer immédiatement l’autonomie bretonne à la faveur de la révolution antifiscale

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BREIZATAO – PENNADSTUR (03/12/2018) Le peuple breton doit se préparer. Des troubles de nature révolutionnaire se multiplient sur tout le territoire français, signe annonciateur de bouleversements politiques majeurs.

Premier signal, la destruction de la préfecture de Haute-Loire au Puy en Velay.

La république française, elle-même née dans l’émeute, est progressivement gagnée par l’émeute générale.

Le gouvernement central, en état de siège, ne peut plus compter que sur ses troupes anti-émeutes pour se maintenir.

Mais un pays ne peut être gouvernée par une police. Tôt ou tard, les troubles deviendront réellement systémiques et irréversibles.

L’heure bretonne

Pour le peuple breton, c’est l’heure du réveil. Cette rébellion antifiscale intervient en Bretagne au moment même où la caste politique de Loire-Atlantique a opposé une fin de fin de non-recevoir aux 100,000 citoyens du Pays Nantais qui réclament un référendum sur le rattachement de ce dernier à l’actuelle Bretagne administrative.

Cela procède bien sûr du même problème fondamental : le système pyramidal et autoritaire qu’est le jacobinisme républicain centralisé à Paris. Il réduit le peuple à un simple témoin censé ratifier toutes les décisions d’une élite politico-étatique ayant atteint un état de dégénérescence et de corruption avancé.

Les Bretons – dans toutes leur diversité politique – doivent unir leurs forces pour faire de cette rébellion antifiscale le point de départ de la constitution d’un état breton autonome. Cet état breton peut prendre la forme d’une Assemblée de Bretagne issue de la fusion de l’actuel Conseil Régional et des cinq départements bretons.

Cette Assemblée se dote du pouvoir de lever l’impôt et de moduler la fiscalité selon les besoins des travailleurs bretons, des entreprises bretonnes.

Plus encore, elle libère le peuple breton de l’état de servitude dans lequel il est plongé, assurant les droits fondamentaux de la nation bretonne, notamment au plan culturel et linguistique.

Un front breton au delà des partis

Chacun doit comprendre que toute forme d’attentisme de la part des actuels responsables politiques bretons aboutira à l’intensification des troubles civils, faute d’alternative.

La Bretagne dispose pourtant de cette alternative, à la différence de la France. Cette alternative, c’est un état autonome sur le modèle écossais. Elle rassemble largement : de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, hors des partis de ce régime en pleine implosion.

Les responsables politiques bretons, à commencer par le président de la Région Bretagne, M. Loïg Chesnais, gagneraient à saisir cette opportunité pour rassembler ceux qui veulent rompre avec l’immobilisme qui mène la Bretagne vers l’abîme. C’est pour eux la seule possibilité d’éviter d’être disqualifiés par un peuple qui a perdu toute confiance dans les institutions existantes et ceux qui les dirigent.

Le temps presse, l’histoire, coutumière des sursauts, s’accélère.

Sans grandes propositions de rupture, ce sera la violence de rue, incontrôlable. Faute de faire de la Bretagne un bastion de stabilité, elle sera engloutie par l’anarchie française.

La Bretagne dispose d’une société qui peut porter, dans l’ordre, cette révolution pacifique. Mais elle suppose des initiatives spectaculaires, courageuses, unanimes.

Agir avant que la violence de masse ne l’emporte

La révolte des Bonnets Rouges a annoncé ce qui allait advenir. Elle peut reprendre avec une force autrement plus spectaculaire.

Le statu quo actuel ne peut plus durer. Croire qu’un saupoudrage fait de subventions de la part du gouvernement central et de vagues promesses mettront un terme à la crise est une analyse gravement erronée.

Nous sommes bel et bien dans un processus d’effervescence révolutionnaire qui a mis de nombreuses années à mûrir. Il va se radicaliser et faire émerger des chefs inconnus, des idées nouvelles. L’ancien ordre établi sera piétiné.

La récente affaire de corruption au coeur de conseil municipal de Brest participe de cette défiance massive.

Les actuels responsables, avant d’être totalement déconsidérés car jugés comme impuissants et inutiles par le peuple, doivent agir et agir vite. Après, ce sera trop tard.

Unité bretonne

Les étiquettes des uns et des autres n’ont plus aucune utilité. Le peuple n’y accorde plus aucune importance même si elles sont encore l’objet d’une obsession fétichiste de la part de quelques rares militants.

La Bretagne, vieille nation d’Europe, peut et doit se réinventer avant que le chaos qui se répand en France ne la gagne à son tour. L’autonomie est la meilleure façon de prévenir une telle contagion.

La Bretagne doit mobiliser ses fils pour bâtir un projet positif qui s’assure de la prospérité de notre peuple face à l’inconnu et à l’anarchie qui progresse partout.

Dès maintenant, tous les Bretons soucieux du sort de la Bretagne, doivent s’organiser en ce sens, sans regard d’appartenance politique, pour mettre en oeuvre cette autonomie politique, culturelle et fiscale.

Qu’ils se manifestent, se concertent et proposent un plan clair pour la réunification du pays et son autonomie. Quoi qu’il arrive, la confiance du peuple ne sera pas gagnée sans une rupture politique majeure.

Ceux qui seront du côté de l’histoire en mouvement, du côté de la renaissance de la Bretagne nationale, laisseront une véritable empreinte. La défense opiniâtre, bornée, sénile en un mot de l’actuel système jacobin ne mènera plus à rien si ce n’est des désastres.

L’heure est venue.

 

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