Nantes : le président de Loire-Atlantique demande un référendum sur la question de la réunification de la Bretagne

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BREIZATAO – NEVEZINTIOU (14/12/2018) Le président socialiste du Département de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet, est visiblement en difficulté sur la question démocratique de la réunification de la nation bretonne.

Ce dernier, après la signature par 100,000 habitants de Loire-Atlantique d’une pétition demandant un référendum sur la question, a partiellement reculé. Il consent à un référendum mais uniquement sur un plus large périmètre intégrant la Bretagne administrative et la région artificielle des « Pays de la Loire ».

Ouest-France (source) :

Le socialiste Philippe Grosvalet, las d’être critiqué après son choix de ne faire voter que les élus, et non la population, sur la réunification, a décidé de prendre le taureau par les cornes.
Il en appelle carrément à Emmanuel Macron. « Alors que la Loire-Atlantique est intégrée aux Pays de la Loire depuis plusieurs décennies, organiser une consultation sur son seul périmètre serait nier les partenariats très forts et les synergies nouvelles qu’elle a su construire. Ce périmètre dépasse la seule Loire-Atlantique. L’ensemble des habitants des deux régions concernées doit pouvoir se prononcer. »
C’est pourquoi Philippe Grosvalet souhaite que « l’État prenne l’initiative d’un référendum décisionnel sur le périmètre qui lui semble le plus pertinent » . Un référendum qui aurait valeur de décision et se substituerait au droit d’option (vote des trois assemblées concernées, Bretagne, Pays de la Loire et Loire-Atlantique).

Il s’agit bien d’une manoeuvre car la consultation des habitants de Loire-Atlantique, de Bretagne administrative et des « PdL » est prévue par la loi « NOTRe » mais successivement.

Si le « oui » l’emportait en Loire-Atlantique, la Bretagne administrative devrait à son tour voter « oui » puis enfin seulement la région de départ du département, les « Pays de la Loire », pour que la réunification ait lieu.

Or, si le vote des deux premières ne fait pas de doute en faveur du « oui », la région artificielle des « Pays de la Loire » voterait « non » selon toute probabilité.

Pour éviter de perdre deux référendums successifs, Philippe Grosvalet veut donc obtenir une seule et unique consultation, non prévue par la loi NOTRe sur la question du « droit d’option ».

En outre, 19 parlementaires bretons se sont prononcés en faveur d’un tel référendum.

France Bleu (source) :

Dix-neuf parlementaires de Loire-Atlantique, Morbihan, Ille-et-Vilaine, Côtes-d’Armor et Finistère demandent dans un communiqué commun l’organisation d’une consultation populaire au sujet du rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne.
Ces parlementaires estiment que c’est une question de démocratie. Anne-France Brunet affirme que « pour continuer ce qu’on est en train de vivre actuellement et les échanges que j’ai avec les gilets jaunes, il s’agit de prendre en compte les attentes et associer les citoyens aux décisions. » La députée LREM affirme que « les trois quarts des citoyens » qu’elle rencontre « y sont favorables : le rattachement est très largement souhaité. »

 

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