Brest : Poussé vers la sortie par le pouvoir macroniste, le maire socialiste Cuillandre placé en garde-à-vue pour détournement de fonds

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BREIZATAO – POLITIKEREZH (09/04/2019) Il semble que le gouvernement français macroniste a décidé de pousser le socialiste François Cuillandre vers la sortie, un an avant les élections municipales de 2020. Cuillandre, probable candidat à sa succession, est le principal obstacle à la prise de la mairie par les macronistes.

France 3 Bretagne (source) :

Contacté, le procureur de la république nous a précisé que ce mardi 9 avril, François Cuillandre, le maire de Brest et deux ex-adjoints, Alain Masson et Jean-Luc Polard, étaient placés en garde à vue depuis ce matin dans le cadre d’une information judiciaire pour détournement de fonds publics, confirmant une information de RTL. Les trois hommes sont entendus dans les locaux de la police judiciaire de Brest.
En novembre dernier, les deux élus avaient démissionné de leur mandat suite aux nouvelles révélations du Télégramme sur le système de redistribution des indemnités des élus PS de la cité du Ponant via l’association « Vivre à Brest », dont Alain Masson était le président et Jean-Luc Polard le trésorier.
Au coeur des investigation du juge d’instruction, un système, vieux de 30 ans, pour redistribuer les indemnités des élus. La quasi-totalité des élus socialistes de la métropole brestoise versait ses traitements dans un « pot commun ». Objectif: « compléter les insuffisantes indemnités versées à certains élus très investis et / ou ayant renoncé à leur activité professionnelle pour exercer leur mandat » , d’après les explications fournies par Alain Masson, vice-président de la métropole brestoise, au Télégramme lors des premières révélations, en mars dernier.
En novembre dernier, Alain Masson avait reconnu qu’il touchait une indemnité mensuelle de 3470€, non déclarée au fisc, prélevée sur le pot commun, et en sus de son indemnité d’élu, que lui-même ne versait pas à la cagnotte. Cette indemnité aurait été accordée, sur proposition d’Alain Masson lui-même, par le trésorier Jean-Luc Polard, sans que les autres élus ne le sachent.
Une information judiciaire avait été ouverte dès mars 2018 et c’est dans ce cadre que les trois hommes ont été convoqués ce jour à la PJ. Selon le procureur de Brest, Jean-Philippe Récapé, les deux ex-adjoints devraient être présentés à un juge pour se voir notifier une mise en examen. Le maire de Brest pourrait être convoqué ultérieurement devant le juge. Lors d’une conférence de presse fin novembre 2018, François Cuillandre avait affirmé : « Je n’étais pas au courant. Est-ce que vous savez tout de vos amis ? Je n’étais pas proche d’Alain Masson en tant que personne privée, simplement en tant qu’élu. »

Marc Coatanéa, ex-socialiste rallié au parti français LREM, entend s’emparer de la mairie de Brest en 2020.

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