L’Université de Lorraine fait l’apologie du nettoyage ethnique anti-germanique mené par Paris en Alsace

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BREIZATAO – ISTOR (09/04/2019)  En Alsace, l’histoire officielle promue par le régime républicain continue d’être diffusée dans le but de cacher la politique d’éradication ethnique menée par l’Etat Français contre les populations germaniques.

Trois doctorants de l’Université de Lorraine relatent ainsi, sur le site « The Conversation », l’annexion « réussie » de l’Alsace-Moselle à l’empire français en 1919 (lire ici). Pas un mot sur la politique d’épuration ethnique menée par Paris.

Le Docteur Ettwiller, agrégé d’histoire, a vivement réagi et rappelé cette politique de purification menée par Paris contre l’Alsace germanique :

Un article qui entend traiter d’histoire du droit devrait tout d’abord s’attacher à commenter sous l’angle juridique l’extrait de la convention d’armistice du 11 novembre 1918, retranscrit dans les premières lignes, exigeant « l’évacuation immédiate [par les Allemands] des pays envahis : Belgique, France, Luxembourg – ainsi que de l’Alsace-Lorraine ». Qui sont les Allemands en Alsace-Lorraine en novembre 1918 ? Tout le monde ! D’où le triage de la population sur des critères ethniques et l’expulsion de milliers de familles venues du reste de l’empire allemand, qu’elles aient ou non fait souche en Alsace-Lorraine. Le nombre des « Vieux-Allemands » devant quitter l’Alsace-Lorraine, de force ou d’un bien mauvais gré, dépasse la centaine de milliers. Cette politique d’épuration ethnique ne doit pas être confondue avec l’épuration politique des « commissions de triage », évoquées dans l’article. Toutefois, cette unique nuance à la vision triomphale du « retour à la France » est immédiatement suivie d’un « pourtant cette réintégration réussit ».
Les auteurs ne mentionnent pas le fameux « malaise alsacien », qui remplit régulièrement, dès le début des années 1920, les rubriques de la presse nationale de toutes tendances. La préoccupation est d’autant plus vive qu’un mouvement autonomiste émerge rapidement, se structure en mouvement politique réunissant différents partis et remporte des succès électoraux… notamment en défendant les particularités locales face à la volonté uniformisatrice de différents gouvernements de cette « IIIe République [qui] a su intégrer le droit local dans le droit français ». Elle l’a intégré contrainte et forcée par l’opinion alsacienne et mosellane. « Il faudra attendre 1924 et deux lois, loi civile et loi commerciale, pour que l’Alsace et la Moselle acceptent le droit français », affirmation bien énigmatique de nos trois doctorants. 1924, c’est l’année du grand mécontentement, suite à la volonté du Cartel des gauches d’étendre les lois laïques à l’Alsace-Moselle. L’évêque de Strasbourg, Monseigneur Ruch, qui n’a rien d’un autonomiste, écrit aux prêtres de son diocèse le 24 décembre 1924 : « L’Alsace catholique est en danger ». C’est l’heure des manifestations, des pétitions et de la grève scolaire. Le gouvernement Herriot finit par tomber en 1925 et l’enseignement en Alsace-Moselle reste confessionnel. Les tensions restent cependant vives face aux tentatives détournées d’introduire la laïcité. Le Front populaire en fera aussi les frais.
Quant à la situation actuelle, la décision SOMODIA du conseil constitutionnel sur le travail du dimanche (2011), estimant que les « dispositions législatives et réglementaires particulières aux départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle peuvent demeurer en vigueur » et « qu’à défaut de leur abrogation ou de leur harmonisation avec le droit commun, des dispositions particulières ne peuvent être aménagées que dans la mesure où les différences de traitement qui en résultent ne sont pas accrues et que leur champ d’application n’est pas élargi », mérite un commentaire critique. Un droit qui ne peut évoluer est un droit condamné à mourir. En conclusion, après une période d’entre-deux-guerres caractérisée par le « malaise alsacien », la France continue de tuer à petit feu le droit local alsacien-mosellan. Intégration réussie ?
On le voit, la haine anti-germanique continue d’être au coeur de l’Université rouge jacobine.
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