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BREIZATAO – ISTOR (06/06/2019) Le peuple breton doit se rappeler des nombreux crimes alliés commis en Bretagne contre la population civile. Opérant des bombardements sur les villes bretonnes, la liste des civils assassinés a été largement occultée par le régime de Paris. Ainsi, à Morlaix, 39 petits écoliers bretons furent tués par une opération aérienne.

Le Télégramme (source) :

Hébergée sur les hauteurs de la ville depuis 1887, Notre-Dame de Lourdes est chargée d’histoire. Ainsi, en janvier1943, 39 écoliers scolarisés dans l’établissement avaient perdu la vie à la suite du bombardement du viaduc de Morlaix.
Évoquer Notre-Dame de Lourdes et son probable déménagement font ressurgir du passé le terrible après-midi du 29 janvier 1943. «Le jour le plus noir de l’histoire récente de Morlaix», comme l’avait qualifié le maire de l’époque, Michel Le Goff, lors du 60eanniversaire du bombardement du viaduc. Ce jour-là, en pleine Seconde Guerre mondiale, les forces aériennes anglaises avaient lâché 43 bombes dans le but de détruire le viaduc et de couper ainsi les liaisons ferroviaires utilisées par les Allemands. Le bilan fait froid dans le dos. 80personnes avaient péri à la suite de cette opération éclair. Et Notre-Dame de Lourdes avait été touchée de plein fouet par ce bombardement. 39 écoliers de la classe enfantine des grands, âgés de 4à 7 ans, ainsi que leur institutrice, soeur Saint-Cyr, y avaient perdu la vie.
«Ma mère m’a cherché durant deux heures» 60 ans après cette journée de sinistre mémoire, plusieurs Morlaisiens rescapés avaient témoigné dans nos colonnes. «La seule chose dont je me rappelle, c’est de voir un enfant mort à côté de moi, sur une table du Café du coin, près de la gare, où nous avions été évacués. Ma mère m’a cherché durant deux heures avant de savoir que j’étais vivant», avait indiqué l’un d’entre eux. Pendant qu’un autre se souvenait d’un enfant «sauvé car il était parti aux toilettes qui se trouvaient à l’autre bout de l’école». Son plus mauvais souvenir, il venait de l’hôpital, car «on n’avait pas laissé mes parents dormir avec moi». Âgée de 6 ans à l’époque, une nouvelle venue à Morlaix aurait dû se trouver dans la classe décimée par les bombes. «Mais comme je ne connaissais personne, on m’a mis dans la classe des plus jeunes, avec mes deux cousins», s’était-elle remémorée.
Autre témoignage, celui d’un homme qui avait perdu ses lunettes dans la pagaille qui avait suivi. «J’avais peur de me faire gronder», avait-il raconté, en expliquant aussi que ses os du pied droit avaient été écrasés. Et qu’il continuait à en garder des séquelles. «Je suis toujours traumatisé» «Je suis toujours traumatisé lorsque j’entends un bruit sourd, semblable à celui des bombardiers», avait-il ajouté, marqué à vie par cette journée qui est restée gravée dans l’histoire de Morlaix et de l’école Notre-Dame de Lourdes.

Cette politique de terreur aérienne est depuis devenue la règle, de la destruction de Brest à celle de Tokyo, Hanoï, Belgrade ou Bagdad.

Brest :

Tokyo :

Hanoï :

Belgrade :

Bagdad :

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