Jetés en prison ou contraints à l’exil, les élus catalans ne pourront pas siéger à Bruxelles en dépit de leur réélection

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©STEPHANIE LECOCQ/EPA/MAXPPP - epa06915446 Former Catalan leader Carles Puigdemont speaks at a press conference with President of the Government of Catalonia Quim Torra (not pictured) on the occasion of his return to Belgium, at the Delegation of the Government of Catalonia to the EU in Brussels, Belgium, 28 July 2018. EPA-EFE/STEPHANIE LECOCQ
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BREIZATAO – ETREBROADEL (02/07/2019) Les élus nationalistes catalans seront privés du droit de siéger au parlement européen en dépit de leur réélection lors des élections récentes.

France Info (source) :

Carles Puigdemont ne peut pas siéger au Parlement européen. La Cour de justice de l’Union européenne a rejeté, lundi 1er juillet, le recours déposé par l’indépendantiste catalan. « On continue », a réagi l’intéressé sur Twitter, estimant que la représentation de « millions d’électeurs » était en jeu derrière son combat pour pouvoir prendre ses fonctions de député européen.
Président de la Catalogne au moment de la tentative de sécession de 2017, Carles Puigdemont a été élu eurodéputé lors des élections du 26 mai. Mais recherché en Espagne, il ne s’est pas présenté mi-juin lors de la prestation de serment devant l’autorité électorale à Madrid, un retour en Espagne qui aurait entraîné son arrestation. Cette prestation de serment est une condition indispensable, selon la loi espagnole, pour devenir eurodéputé. Ancien « ministre » régional de Puigdemont, élu sur la même liste lors des européennes et installé comme lui en Belgique, Toni Comin est dans la même situation.
La semaine dernière, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, leur avait communiqué dans un courrier qu’ils ne pouvaient être considérés comme députés européens, étant donné qu’ils n’avaient pas prêté serment à Madrid. Des associations indépendantistes catalanes ont appelé à manifester mardi devant le Parlement européen à Strasbourg en soutien aux élus indépendantistes ne pouvant pas siéger.
Au delà de Puigdemont et Comin, Oriol Junqueras, élu aussi le 26 mai, ne pourra pas non plus prendre ses fonctions d’eurodéputé. Jugé dans le procès des indépendantistes catalans, qui s’est achevé en juin à Madrid, Oriol Junqueras n’a pas été autorisé par la justice à sortir de détention provisoire pour prêter serment devant l’autorité électorale espagnole.

Empêcher les élus catalans de représenter le peuple en les plaçant en prison, il suffisait d’y penser.

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