Loading...

BREIZATAO – NEVEZINTIOU (12/07/2019) Tenir un discours sans-frontiériste et cosmopolite et en assumer les conséquences est difficile pour la bourgeoisie nantaise, socle électoral de la municipalité socialiste mais aussi de LREM. Dans un quartier de Saint-Herblain, la réponse est simple : évacuer les migrants clandestins et les reloger loin de leurs propres domiciles. Au nom de la « solidarité », évidemment.

Presse Océan (source) :

Les riverains du gymnase Jeanne-Bernard, occupé depuis fin octobre par 200 à 300 migrants, n’en peuvent plus. Ils craignent pour leur sécurité et celle des occupants, et ne cachent pas leur colère contre l’État.
Les habitants de l’avenue Laennec à Saint-Herblain sont « à bout ». Au milieu de cette rue résidentielle, se trouve le gymnase Jeanne-Bernard dans lequel 200 à 300 migrants ont trouvé refuge depuis fin octobre, faute de mieux. « La cohabitation est devenue de plus en plus difficile. Soixante familles environ sont concernées », lâche l’un d’eux, membre de l’association de riverains L’îlot Jeanne-Bernard. L’association créée il y a quelques années pour veiller au maintien de la qualité de vie des habitants du quartier est devenue le lieu où se partagent les inquiétudes sur une situation qui dure depuis plus de huit mois. Les trois riverains interrogés ont préféré garder l’anonymat « par peur des représailles ».
Ils insistent d’abord sur « l’insécurité » qu’ils disent ressentir aux abords du gymnase. Une insécurité qu’ils prouvent par un récent incident auquel ils ont pu assister : « En fin de semaine dernière, la députée Anne-France Brunet (LREM, N.D.L.R.) est venue voir la situation sur place. Un de ses assistants s’est fait menacer et sortir du site par un migrant qui, très énervé, a renversé des poubelles avant de taper dans la camionnette d’un artisan. Le ton est monté et l’occupant du gymnase a sorti un couteau. Ça a failli très mal se terminer mais personne n’a porté plainte. » Les riverains de l’association l’assurent : ces moments de tension sont fréquents. « Même si 95 % des squatteurs sont des gens paisibles, 5 % d’entre-eux mettent le bazar, soit parce qu’ils ont des problèmes d’alcool ou de drogue, ou psychologiques. »
Le bruit aussi participe de l’épuisement éprouvé par ces habitants. « Avec l’arrivée de l’été, c’est pire, les nuisances ont encore augmenté », poursuit celui qui reçoit dans sa maison aux volets désormais toujours fermés. « Le soir, ils sont une cinquantaine dehors, des deux côtés de la rue. Certains jouent au foot jusque très tard. Les voix, les bruits de ballons, les va-et-vient, on ne dort plus ».
D’après eux, quand elle est sollicitée pour faire stopper les nuisances, la police ne s’arrête plus. « On se sent abandonnés », confient ceux qui ont été reçus à la préfecture le 26 juin dernier. « Nous avons demandé qu’une voiture de police stationne le soir mais on nous a répondu que c’était impossible. » La décision du préfet du 4 juin dernier de ne pas faire évacuer le squat alors qu’une décision de justice avait été prise dans ce sens les révolte aussi. « On ne comprend pas. Quand 150 migrants se réinstallent square Daviais (mercredi 3 juillet, N.D.L.R.), il faut à peine deux heures pour les faire évacuer. Nous, ça fait huit mois qu’on attend. »
Si ces riverains veulent « retrouver leur tranquillité », ils disent ne pas oublier « les conditions indignes dans lesquelles vivent ces migrants ». L’un d’entre-eux confie : « De voir tous ces gens, des femmes, des enfants, vivre là-dedans, j’en suis malade. Nous aimerions vraiment qu’ils soient relogés, que l’État fasse son travail. »

Un beau portrait de la bourgeoisie de gauche hypocrite.

Loading...
SHARE

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here