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BREIZATAO – ETREBROADEL (19/07/2019) « Ils m’ont violé toute la journée avant de m’assassiner. » Ces mots, Suzanne Der Karkour, ne pourra jamais les prononcer. », a posté sur Twitter l’association SOS Chrétiens d’Orient sur Twitter. Cette femme de 60 ans a été retrouvée morte, le mercredi 10 juillet, dans son champ à l’extérieur du village de Yaqubiye en Syrie, après avoir subi les pires atrocités de la part des djihadistes d’Al-Nosra, qui ont fini par la tuer en la lapidant. Depuis le début de la guerre, Suzanne Der Karkour s’occupait des champs d’oliviers et des arbres fruitiers de la propriété familiale, tout en enseignant l’arabe aux enfants de son village. « Elle avait la réputation d’être très croyante, très pratiquante, de se consacrer aux autres », raconte à Valeurs actuelles Alexandre Goodarzy, chef de mission de SOS Chrétiens d’Orient en Syrie.

« Elle se rendait chaque jour à l’église de Kneye à pied, un village voisin, pour y donner des cours d’arabe. », détaille-t-il. Professeur à la retraite, Suzanne Der Karkour aidait les jeunes à obtenir leur brevet et leur baccalauréat. « Mardi 9 juillet elle n’est pas venue à l’église. Le prêtre a aussitôt envoyé les paroissiens à sa recherche », raconte Alexandre Goodarzy. Ce jour-là Suzanne Der Karkour a croisé la route des djihadistes D’al Nosra, un groupe terroriste affilié à Al-Qaïda. Les paroissiens de Kneye ont découvert son corps étalé sur le sol de son propre champ. « Elle a été massacrée… ses mains ont été coupées, son visage brulé à coups de cigarettes, la tête enfoncée dans le sol. On lui a surement fracassé le crâne avec une pierre. Le médecin qui a analysé le cadavre en a conclu qu’elle avait été violée depuis la fin de l’après-midi de la veille jusqu’au petit matin. », s’indigne le chef de mission.

(Source : Valeurs Actuelles)

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