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BREIZATAO – NEVEZINTIOU (08/10/2019) On croit rêver : alors que la Bretagne, frappée par le chômage, continue de se vider de sa jeunesse avec l’appui de l’Etat Français, voilà que le patronat entreprend d’aller chercher des Parisiens pour pourvoir à des emplois dans les Côtes d’Armor.

Ouest-France (source) :

Une soixantaine d’entrepreneurs costarmoricains feront une opération « job dating » exceptionnelle le 19 novembre. Ils se rendront à Paris, en TGV, pour tenter d’attirer des candidats en une journée.
Soixante entrepreneurs costarmoricains qui vont à Paris avec au moins 410 offres d’emploi, c’est une opération « job dating » exceptionnelle et unique en Bretagne que prépare le « Club TGV » des Côtes-d’Armor, le 19 novembre.
Créée fin 2012, cette association a pour objectif de surfer sur la création de la ligne à grande vitesse (LGV) qui place Saint-Brieuc à 2 h 15 de Paris. Elle rassemble des entreprises, mais aussi communicants qui vantent les atouts du territoire pour faire profiter l’économie costarmoricaine de cette aubaine.
Depuis quelques mois, « une trentaine de personnes se sont mises autour d’une table pour préparer cette opération », indique Bruno Lorand (Enedis), président du club. Des entrepreneurs, des associations (Saint-Brieuc entreprises), mais aussi l’agence Côtes-d’Armor Destination.
La SNCF mettra à disposition une voiture au sein d’un TGV pour conduire ces ambassadeurs à Paris. Les entretiens se dérouleront dans une salle située à proximité de la gare Montparnasse. Objectif ? « Ramener de nouveaux talents » et « promouvoir les atouts des Côtes-d’Armor ».
Ingénieurs, ouvriers des travaux publics, conseillers commerciaux, transporteurs… Les profils des postes proposés sont très variés. Tout comme les entreprises représentées : Vital concept, Randstad, Le Du, Armor Transports Logistique ou encore le Crédit agricole… Beaucoup indiquent avoir du mal à recruter. La banque costarmoricaine, elle, se rendra à Paris avec pas moins de 70 offres d’emploi pour l’année 2020.
« Pour un même travail, les conditions ne sont pas du tout les mêmes entre Paris et les Côtes-d’Armor », argumente Pascal-Jérôme Fevre, directeur d’Armor Transports Logistique. Il y a la mer à côté, le prix du logement est nettement moins cher… « Des acteurs de l’immobilier viendront avec nous pour répondre aux questions », précise Bruno Lorand. L’emploi n’est pas le seul argument du club TGV, qui vantera aussi « un projet de vie ».
Quid des familles et notamment des conjoints ? « On peut penser que parmi les 410 offres d’emploi proposées, on aura de quoi faire, répond Bruno Lorand. Et nous faisons marcher les réseaux d’entrepreneurs pour répondre à leurs attentes. »

Nous assistons aux conséquences de la métropolisation voulue par Paris, laquelle transforme les grandes et moyennes villes bretonnes en nouvelle banlieue parisienne. Premier impact : l’expulsion des travailleurs bretons de ces villes en raison de la spéculation immobilière et la véritable dénaturation du peuplement qui en découle.

Pour dire non au dumping social et au statut colonial de la Bretagne sous administration française, refusons les provocations de ce grotesque « Club TGV » franco-parisien. Au moment où la Bretagne joue sa survie, le patronat va devoir apprendre à faire face au coût de ses insultes à la jeunesse bretonne.

Refusons cette provocation :

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