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BREIZATAO – POLITIKEREZH (09/10/2019) Pays déjà le plus massivement centralisé  d’Europe, la France entame une nouvelle vague de centralisation politique et fiscale, rendant virtuellement impossible toute évolution institutionnelle pour la Bretagne.

Marc Le Fur évoque la situation dans un entretien au journal d’état Ouest-France (source). Première crise : la captation des aides européens au profit de Paris. « Le gouvernement abandonne les Régions et nous le voyons avec la décentralisation des aides européennes qui était un grand acquis de la période antérieure. Son idée, aujourd’hui, c’est de recentraliser ces aides européennes«  dénonce le député LR des Côtes d’Armor.

Il ajoute : « D’autre part, le gouvernement nous disait aussi qu’il allait nous aider dans notre démarche numérique. Qu’est ce qui se passe : nous avions des aides jusqu’à présent, mais au vu de la prochaine loi de Finances, c’est zéro. L’État a quand même mis 103 millions dans la première phase de Mégalis, et rien n’est prévu pour les phases ultérieures. En gros, le financement de Mégalis, ce sont quatre quarts : un quart de la Région, un autre des collectivités locales, un quart de l’État et un quart de l’Europe. Ce quart de l’État disparaît, et également le quart de l’Europe (87 millions). Qui va payer ? Ce sont uniquement les Bretons. Face à cela, que fait Loïg Chesnais-Girard, le président de la Région ? Pourtant, ce financement figurait explicitement dans les documents signés par le Premier ministre lors de sa visite à Rennes. »

Seules nouvelles positives : l’abandon de l’infrastructure du projet de « Grand Ouest ». L’aéroport de Notre-Dame des Landes est abandonné tout comme le projet aberrant voulant placer « Brest à 3 heures de Paris ».

On le voit, la Bretagne est plus que jamais paralysée par Paris. L’heure de la rupture est venue.

 

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