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BREIZATAO – POLITIKEREZH (10/09/2019) S’exprimant lundi à l’Assemblée nationale, lors de l’ouverture du débat parlementaire sur l’immigration, le Premier ministre Édouard Philippe a reconnu des « dérives communautaires » qui entraînent « une sécession insidieuse dont nous ne voulons pas ». Ce thème de la communautarisation croissante dans certains territoires est régulièrement abordé dans ses ouvrages par le politologue Bernard Rougier​, auteur d’un livre à paraître Les territoires conquis de l’islamisme.

Invité mardi d’Europe 1, l’universitaire explique qu’une « révolution salafiste s’est emparée d’une partie non négligeable de la population ».

« Sur les vingt dernières années, on a un travail de conquête auprès des populations les plus vulnérables, originaires du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, par des entrepreneurs religieux qui ont imposé leur conception de l’islam », explique-t-il au micro de Matthieu Belliard. Ces réseaux religieux, « souvent liés à des foyers idéologiques au Moyen Orient et au Maghreb », ont « pris le pouvoir sur une partie non négligeable de cette population », ajoute le chercheur.

Pour mener ce travail de conquête, « l’idée est de faire fonctionner une machine de prédication qu’est la mosquée, les cours qui y sont donnés, les sermons », ou encore par « l’écosystème qui fonctionne autour de la salle de sport, la sandwicherie halal, les pèlerinages à la Mecque, etc », décrit encore Bernard Rougier.

Cet écosystème, explique-t-il, « va diffuser des conceptions le plus souvent en rupture par rapport à la société française », ainsi que « l’idée que la société française est mécréante, qu’il faut se dégager de ses influences« . Cette logique d’entre-soi, ajoute Bernard Rougier, est « entretenue à travers différents réseaux religieux qui peuvent être en concurrence entre eux pour la conquête de territoires locaux et des esprits (…) mais savent être solidaires quand il s’agit de dénoncer la laïcité, décrite comme une machine de guerre contre l’islam ».

Revenant sur les propos d’Édouard Philippe, Bernard Rougier estime que le Premier ministre « reconnaît l’existence d’un problème », alors que ce phénomène « existe depuis une vingtaine d’année ». Et le chercheur de pointer des « cadres idéologiques qui viennent directement du Moyen-Orient, qui se sont enracinés par le discours, par la pratique », et qui s’assument « dans une révolution salafiste ». Et cette « révolution salafiste », explique-t-il encore, « s’est emparée d’une partie non négligeable de la population qui dit que c’est le principal islam ».

(Source : Europe 1)

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