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BREIZATAO – ETREBROADEL (10/10/2019) Présentés comme des « ennemis de l’Etat Islamique » et des alliés naturels de l’Occident dans la lutte contre le djihadisme, les partis politiques et médias français ont rapidement appelé à « aider » les Kurdes du nord de la Syrie face à l’invasion turque déclenchée le 9 octobre.

Cette lecture simpliste des faits ne tient pas l’analyse : l’organisation YPG (Unités pour la Protection du Peuple) ne correspond pas à l’image de « chevaliers blancs » de la démocratie véhiculée ici et là, notamment par la gauche et l’extrême-gauche. C’est d’abord et avant tout la branche armée du « Parti de l’Union Démocratique », aile syrienne du Parti des Travailleurs du Kurdistan d’obédience marxiste-léniniste qui mène des opérations terroristes depuis de nombreuses années en Turquie.

Le PKK est particulièrement impliqué dans des activités criminelles en Europe pour se financer, y compris en Bretagne où Roazhon (Rennes) héberge un réseau mafieux kurde avec l’aide de l’extrême-gauche régionaliste.Pendant plus d’une vingtaine d’années, 90% du trafic d’héroïne au Royaume-Uni était contrôlé par le Kurde Abdullah Baybasin.

Surtout, les séparatistes kurdes du nord de la Syrie ont mené une constante politique d’épuration ethnique contre les Assyriens, une minorité chrétienne persécutée. Les Chrétiens d’Irak, persécutés par les djihadistes de l’EI, ont dénoncé les véritables buts des troupes kurdes du YPG.

Le Conseil Mondial des Araméens (Chrétiens syriaques) condamnait en août la violente politique d’épuration ethnique menée par les YPG contre la minorité chrétienne du nord de la Syrie.

Le CMA soulignait ainsi que « la plus grave menace qui pèse sur les Chrétiens dans le nord de la Syrie » était représentée les communistes kurdes du « Rojava ».

Le Conseil Mondial des Araméens rappelait la longue liste des crimes commis par les séparatistes communistes kurdes contre la plus vieille minorité chrétienne de Syrie à l’instar de l’assassinat de jeunes Araméens (source) et des tortures contre des professeurs araméens refusant l’interdiction de leur langue au profit du kurde (source).

Des évêques catholique syriaques ont également été ciblés par une campagne de terreur systématique menée par les communistes kurdes dans les territoires tombés sous leur contrôle comme à Hassaké (source).

Les violences anti-chrétiennes et anti-syriaques ont même débouché sur un attentat à la voiture piégée contre l’école Sainte-Marie de Qamishli (Zalin).

Les troupes de l’insurrection marxiste kurde ont également recours aux enlèvements de jeunes Chrétiens afin de les placer en première ligne dans des unités auxiliaires subordonnées aux buts des insurgés communistes kurdes (source).

Kidnappings, assassinats, épuration ethnique et religieuse, destruction de la langue parlée par le Christ qu’est l’araméen : telle est la politique menée par les « forces démocratiques kurdes » d’obédience marxiste dans le nord de la Syrie, « alliés contre le djihadisme ».

En réalité, les Chrétiens de cette zone n’ont échappé à un groupe terroriste génocidaire – l’Etat Islamique – que pour souffrir sous la tyrannie d’un autre : les communistes kurdes du YPG, affiliés au PKK actif en Turquie et que l’armée turque veut désormais neutraliser à sa frontière.

Peu étonnant donc que la Fondation Chrétienne d’Irak ait dénoncé la politique des communistes kurdes du YPG.

« Les YPG kurdes savaient que les communautés chrétiennes-syriennes indigènes dans le Nord-Est de la Syrie préféraient que le gouvernement syrien et l’armée syrienne contrôlent cette région. Les YPG/SDF ont opprimé les Chrétiens et refusé égoïstement le souhait des Chrétiens indigènes pour le retour de ce contrôle, alimentant maintenant l’intensification de la guerre contre eux. »

En juillet dernier, la Fondation Chrétienne d’Irak rappelait que la politique des YPG dans le nord de la Syrie se résumait à vider la région de ces Chrétiens en les poussant à partir par la force.

« La majorité des Chrétiens du Nord-Est de la Syrie s’oppose aux YPG kurdes en Syrie et l’autonomie kurde n’a pas été pacifique pour les Chrétiens. Les autorités kurdes menacent les Chrétiens du Nord-Est de la Syrie pour qu’ils quittent la région. »

On se pince quand on peut lire, chez des responsables politiques français, que ces bandes communistes kurdes seraient des « protectrices » des Chrétiens du nord syrien quand elles ont tout mis en oeuvre, conformément à l’idéologie bolchevique, pour mettre un terme à la présence chrétienne bi-millénaire dans cette région.

Les antifas ne s’y sont pas trompés.

Un rappel s’impose dans les milieux les plus sensibles à la question chrétienne d’Orient : non, les séparatistes kurdes ne sont pas plus des « alliés » que les djihadistes. Les Chrétiens de Syrie sont unanimes : ils veulent la restauration pleine et entière de la souveraineté syrienne sous la protection de la Russie.

 

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