BREIZATAO – ETREBROADEL (13/11/2019) Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas le Québec qui est actuellement traversé par le sentiment séparatiste le plus puissant au Canada

C’est l’ouest du Canada qui est désormais le foyer d’une intense contestation qui va très probablement aboutir à la partition du Canada même si peu de gens y croient à ce stade.

Si les sondages indiquent que 82% des Québécois veulent rester au sein du Canada (source), ils sont 33% à être favorable à la séparation (source). Un chiffre probablement voué à progresser dans les années à venir pour des raisons économiques et politiques.

Province motrice du sécessionnisme, l’Alberta, riche en pétrole, est bridé dans sa production par le gouvernement central. Dirigé par le Premier ministre socialiste Justin Trudeau dont la limitation de l’utilisation des énergies fossiles au nom de la lutte contre « le réchauffement climatique » est axiomatique, l’Alberta ressent très mal son incapacité à exploiter ses ressources.

Parallèlement, l’Alberta finance massivement la redistribution du programme socialiste de l’état central. Si cet état a versé 50 milliards de dollars canadiens à Ottawa en 2017, l’Alberta n’en a reçu que 28 milliards. Le système de retraite canadien (CPP) dépend par exemple de l’Alberta pour son financement.

Ces 22 milliards de dollars transférés vers les autres provinces, dont le Québec qui est excédentaire, sont d’autant plus mal vécus que l’Alberta est déficitaire de 8 milliards de dollars par an. Province riche, l’Alberta est donc le grand perdant de la fédération canadienne et son appauvrissement est encore aggravé par le fait que les états qui bénéficient de ces transferts, comme le Québec, s’opposent à la construction de pipelines depuis l’Alberta.

Il est probable, avec la montée prévisible des prix de l’énergie dans la décennie qui vient, que l’Alberta décide de rompre avec le Canada pour exploiter librement ses ressources.