BREIZATAO – ETREBROADEL (24/11/2019) Les Fenians William Philip Allen, Michael Larkin et Michael O’Brien, connus sous le nom des Martyrs de Manchester, furent exécutés ce jour, 23 novembre, en 1867.

Le 18 septembre 1867, une cinquantaine de nationalistes irlandais, dirigés par William Allen, attaquèrent un fourgon de la prison gardé par un grand nombre de policiers à Hyde Road à Manchester, en Angleterre.

Leur but était de libérer deux prisonniers fenians importants, Thomas J. Kelly et Timothy Deasy. Au cours de la libération des hommes, un sergent de police non armé, Charles Brett, fut été tué par balle, ce qui entraîna des arrestations massives au sein de la communauté irlandaise à Manchester.

Quelque vingt-six hommes furent finalement jugés pour leur participation à l’attentat, et cinq d’entre eux accusés de meurtre alors qu’aucun d’entre eux n’a tiré un coup de feu pendant l’opération.

William Allen, Michael Larkin, Michael O’Brien, Thomas Maguire et Edward O’Meagher Condon furent été condamnés à mort par pendaison en criant « Dieu sauve l’Irlande » sur le quai après le prononcé de la sentence. Maguire fut par la suite gracié et libéré, et la sentence de O’Meagher Condon a été commuée à la veille de son exécution.

Trois d’entre eux, William Allen, Michael O’Brien et Michael Larkin, connus sous le nom des « Martyrs de Manchester », furent pendus devant Salford Gaol, devant une foule hostile de 10.000 personnes le 23 novembre 1867.

Les corps des trois hommes furent inhumés dans le cimetière de la prison de New Bailey, d’où ils furent transférés au cimetière de la prison de Strangeways lorsque la prison de New Bailey a fermé en 1868. En 1991, leurs restes ont été incinérés et inhumés de nouveau au cimetière Blackley de Manchester.

Les exécutions se sont avérées être une énorme erreur pour les Britanniques, car dans les semaines qui ont suivi, de nombreuses processions funèbres ont eu lieu en Irlande et en Grande-Bretagne pour soutenir les personnes exécutées. Les républicains s’en sont souvenus lors de commémorations jusqu’à une époque récente.

Le cri des condamnés a inspiré la chanson « God Save Ireland », qui est devenue l’hymne national non officiel de l’Irlande jusqu’à son remplacement officiel par « Amhrán na bhFiann » (« La chanson du soldat »).