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BREIZATAO – BREZHONEG (11/02/2020) Les neuf élèves de première suivant l’option Breton au lycée du Kreisker ont découvert, en novembre, qu’ils ne pourraient pas passer le Breton en langue vivante B (LVB) au bac.

La réforme du bac 2021 n’ouvre cette possibilité qu’aux élèves inscrits en filière bilingue. Depuis, familles et lycéens se mobilisent. Des courriers ont été adressés au rectorat, aux élus et à l’inspecteur régional pour dénoncer cette situation « déstabilisante, qui rompt le principe d’égalité entre les élèves ».

Le professeur Aurélien Quéré et un petit groupe de Saint-Politains ont participé, le 25 novembre, à Paris à la manifestation pour la défense des langues régionales. À la veille des vacances, Fabienne Milin exprimait, au nom du collectif de parents, « le sentiment d’avoir été dupés par la réforme du lycée, alors qu’elle est censée ouvrir plus de portes », s’appuyant sur une circulaire du ministère titrée « Un enseignement des langues régionales renforcé et valorisé ».

Un autre parent dénonçait plus largement « la fin de la flexibilité et de la liberté de choix des langues puisque l’anglais est imposé en première langue ». Les élèves condamnaient « le flou qui entoure cette réforme » alors que les premières épreuves sont prévues en février 2020, ainsi que le risque de voir leurs successeurs renoncer au breton au cours de leur scolarité.

« Pouvoir passer le breton au bac est une forme de reconnaissance de notre travail », expliquait un lycéen tandis qu’un autre considérait que « ça casse tous nos projets ». Le collectif espère une réponse positive et rapide du rectorat « mais pas à titre dérogatoire : une réponse pérenne pour le respect et la valorisation des langues régionales ». La direction de l’établissement entend les revendications mais se doit de mettre en œuvre la réforme.

(Source : Le Télégramme)

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