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BREIZATAO – BREIZH (25/06/2020) Le 25 juin 1804, le général de la chouannerie bretonne Georges Cadoudal, prisonnier à Paris, est transféré de la prison de Bicêtre à la Conciergerie.

Le marquis de Rivière raconte dans ses mémoires :

« Le jour même de l’exécution, on vint lui annoncer qu’il pouvait obtenir sa grâce : il demanda si ses officiers l’obtiendraient aussi. On lui répondit que pour ce qui les concernaient, le chef du gouvernement croyait devoir laisser à la justice son cours. « Allons, dit-il, je subirai la peine qui m’est infligée. C’est moi qui les ai engagés à venir, et je serais un lâche de vivre s’il doivent mourir. » »
Georges Cadoudal refuse farouchement, par principe, toute idée de demande de grâce, alors que tout laisse à penser que Bonaparte était plutôt demandeur en la matière. Le conseiller d’État Réal, qui lui propose avec insistance de signer un recours en grâce, se voit répondre : « Me promettez-vous une plus belle occasion de mourir ? »

À dix heures les douze condamnés — Georges Cadoudal, Jean Le Lan, Jean Merille, Victor Deville, Pierre-Jean Cadudal, Michel Roger, Louis Picot, Louis Ducorps, Guillaume Le Mercier, Louis-Gabriel Burban, Aimé-Augustin Joyaut et Jean-Baptiste Coster de Saint-Victor — sont conduits place de Grève. Cadoudal demande à déroger à la règle voulant que le chef de bande soit exécuté en dernier afin que ses compagnons ne puissent douter de son engagement et penser qu’il pourrait accepter une grâce de dernière minute. À onze heures, il récite une dernière prière avec son confesseur l’abbé de Kervanan puis monte sur l’échafaud. Avant que le couperet tombe, il crie à trois reprises « Vive le roi ! ».

Le docteur Dominique-Jean Larrey, impressionné par la stature de Cadoudal, qualifié de « géant » à l’époque récupère ensuite la dépouille du chef chouan pour ses travaux.

La Restauration donne lieu à des funérailles solennelles pour Cadoudal, dont les restes sont alors inhumés à Auray, dans le mausolée Cadoudal, construit à cet effet sur la colline de Kerléano, à proximité immédiate de sa maison natale, tandis que son frère Joseph Cadoudal est anobli. Georges Cadoudal est également élevé à la dignité de Maréchal de France à titre posthume.

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