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BREIZATAO – POLITIKEREZH (29/06/2020) Le peuple breton a massivement boycotté les élections municipales françaises, tel est le principal enseignement politique du scrutin organisé par la puissance coloniale en Bretagne ce dimanche 28 juin.

Ainsi, à Brest, l’abstention atteint 68% (source). A Roazhon (Rennes), ce chiffre est identique (source). A Naoned (Nantes), l’abstention atteint 69% (source). Si la gauche socialiste est reconduite dans ces trois villes et dans d’autres, c’est avec le soutien d’une partie très marginale des populations qu’elle administre (environ 15% du corps électoral).

Le constat est évident : les Bretons n’ont plus confiance dans les institutions du régime français. Pour l’écrasante majorité d’entre eux, les élections sont devenues une sorte de règlements de comptes privés entre notables interchangeables et rien de plus. Si jadis toute opposition se transformait en mouvement politique, ce n’est plus le cas. Ce n’est donc pas à une explosion que nous assistons mais bien à une implosion, à l’affaissement du système sur lui-même, dans l’indifférence générale.

On ne saurait trop souligner à quel point cette attitude est la seule possible. En Corse, les nationalistes ont depuis cinq ans multiplié les succès électoraux. Mais s’ils ont remporté les élections régionales, législatives et municipales, c’est pour un résultat politique nul. L’Etat Français dispose de tous les moyens politiques effectifs et peut donc ignorer superbement le résultat des élections.

En Bretagne, le désintérêt pour les partis français est spectaculaire. Il est tout simplement temps de tourner la page du mythe électoral et de laisser dépérir les institutions françaises que sont communes, départements, régions ou présidence. Au XXIème siècle, elles sont tout bonnement devenues obsolètes.

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