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BREIZATAO – POLITIKEREZH (05/08/2020) Nous en savons plus sur la « mystérieuse » disparition des statues des quatre grands parlementaires bretons qui se situaient devant le parlement de Bretagne, à Roazhon (Rennes). Officiellement « disparues », elles ont en réalité été détruites dans le plus grand secret par le gouvernement français pour effacer les souvenirs de l’autonomie de la nation bretonne.

Ouest-France (source) :

Un lecteur croit détenir la réponse. « Elles ont été détruites, affirme Louis Lesbaupin, un habitant de Vezin-le-Coquet. Il y a une vingtaine d’années, raconte-t-il, lors d’une réunion mensuelle de la Société d’archéologie et d’histoire d’Ille-et-Vilaine (SAHIV) qui se déroulait, au Musée de Rennes, je me trouvais assis à côté de la veuve d’un ancien Architecte en chef des monuments historiques. »
La conversation s’engage, et c’est à ce moment-là que sa voisine lui fait une confidence inattendue. « Nous bavardions de choses et d’autres, je lui ai demandé ce qu’étaient devenues les statues des juristes qui étaient devant le Parlement de Bretagne ? Elle m’a répondu très simplement qu’elles avaient été détruites. »
Aux oubliettes, donc, les statues du président du Présidial de Rennes et historien Bertrand d’Argentré (1519-1590), du procureur général Louis-René de La Chalotais (1701-1785), de l’avocat Pierre-Jean-Baptiste Gerbier (1725-1788) ou encore du jurisconsulte Charles-Bonaventure-Marie Toullier (1752-1835).
« Cette réponse m’a abasourdi, avoue Louis Lesbaupin, avec le recul. Tellement, que je n’ai ni insisté pour en connaître la raison, ni savoir comment cette destruction avait été faite. » Pour lui, cela reste une erreur irréparable désormais. « Si leur présence enlaidissait le parvis du Palais du Parlement, brisant les lignes, il fallait les transférer ailleurs, considère ce lecteur attaché au patrimoine, dans les parcs municipaux ou, mieux encore, dans le parc du château de Caradeuc à Bécherel déjà riche de nombreux monuments (fabriques) décoratifs. »

Ce que cache Ouest-France, journal d’état français toujours soucieux de lutter contre l’affirmation nationale bretonne, c’est la raison de cette destruction. Aucun responsable de travaux, pas plus hier qu’aujourd’hui, ne peut prendre une telle initiative sans en avoir reçu la demande formelle des autorités. Surtout si les monuments concernés se trouvent devant le bâtiment historique le plus emblématique de la ville de Rennes.

Les quatre éminentes figures politiques bretonnes rappelaient l’autonomie d’une Bretagne que Paris pensait avoir définitivement écrasée. Aussi, effacer tout souvenir de ces libertés motivait les mesures les plus drastiques concernant le Parlement de Bretagne.

La république française n’a pas attendu les mouvements récents pour se livrer à l’iconoclasme révolutionnaire.

L’atteinte à l’honneur de la nation bretonne doit être réparée et les quatre parlementaires voir de nouvelles statues être sculptées avant d’être à nouveau placées là où elles n’auraient jamais dû cesser d’apparaître : devant le siège de la souveraineté législative bretonne.

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