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BREIZATAO – ETREBROADEL (06/08/2020) Le peuple breton, soumis de diverses façons par l’Etat Français, doit également subir ses obsessions et ses inclinations mortifères. Tout particulièrement en politique étrangère, politique qui, d’ailleurs, n’est plus si étrangère que cela tant Paris transforme le peuplement de l’Hexagone pour l’inscrire dans la continuité biologique afro-orientale.

Jean-Yves Le Drian, jadis très théorique président d’un Conseil Régional de Bretagne qu’il a abandonné par deux fois pour reluire à Paris, a témoigné de cette tendance lourde en évoquant la « fraternité » entre la France et le pays arabe qu’est le Liban.

S’il n’appartient pas au peuple breton de juger de qui la France se dit la soeur, en revanche, dès lors qu’elle prétend parler pour lui, il doit exprimer avec la plus grande netteté que la France ne dispose pas d’un tel pouvoir et encore moins d’une telle légitimité. Non, la nation bretonne ne considère pas cet état proche-oriental comme un « pays frère ». Nous le voyons comme à égalité avec ses voisins : un pays situé loin de l’Europe occidentale, aux limites d’un désert peuplé de tribus obscures dont les moeurs, l’histoire et les traits n’ont rien de commun avec les nôtres, nous qui sommes des Celtes d’extrême-Occident.

Lorsque des Bretons parlent de frères, ils parlent des Gallois et des Cornouaillais de Grande-Bretagne avec lesquels ils forment un seul et unique peuple, le peuple grand-breton. Ils parlent aussi des nations celtiques gaéliques, qu’il s’agisse des Ecossais ou des Irlandais. C’est ce monde-là qui est le nôtre, nous partageons avec lui un même univers intérieur, de mêmes mythes, de mêmes langues celtiques et un espace géographique commun.

La France invariablement aimantée par le bain oriental voudrait nous y clouer de force : les Bretons répondent non. La Méditerranée n’est pas notre monde, encore moins son versant méridional musulman. C’est un univers auquel rien ne nous rattache. Nous sommes un peuple nordique, pas une peuplade issue du capharnaüm proche-oriental.

Que la France parle pour elle tant qu’elle voudra, mais qu’elle cesse d’insulter notre mémoire ethnique et notre avenir en s’arrogeant des droits sur eux qu’elle n’a pas, n’a jamais eu et n’aura jamais.

Les Bretons ont d’ailleurs eu tout le loisir de goûter à la « fraternité française ». Ils ne souhaitent à aucun peuple de devoir la subir.

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