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BREIZATAO – NEVEZINTIOU (20/11/2015) « Baraka City », une association islamiste proche du prédicateur salafiste de Brest Rachid Abou Houdeyfa, va être dissoute par le gouvernement français en tant qu’organisation radicale. Si cette structure proche de la nébuleuse islamiste des Frères Musulmans sera bientôt hors d’état de nuire, l’activiste de Brest continue d’agir en toute impunité.

Barakacity, organisation salafiste

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Le président de Barakacity, Sihamedi Idriss

L’association « Barakacity » se veut une organisation « humanitaire » musulmane proche de la confrérie islamiste des Frères Musulmans auxquels se rattache notamment l’AKP au pouvoir en Turquie sous la direction du président islamiste Erdogan. En avril 2015, au Bourget, l’association était présente lors des « Rencontres des Musulmans de France » organisée par l’UOIF, la vitrine de la confrérie en France.

Le journal Marianne rapporte  (source) :

« Je suis un barbu, le climat ne m’est pas favorable » plaisante un responsable de BarakaCity, une des nombreuses (tout du moins la plus imposante) associations humanitaires présentes œuvrant en Syrie, à Gaza et ailleurs dans le monde musulman. Si l’homme se montre affable, le discours officiel de l’association se veut plus tranchant. Voire ambigu. Sur les trois écrans géants qui surplomblent en effet son stand, une vidéo tournée dans les décombres d’Alep alerte sur l’ampleur de la catastrophe humanitaire. Mais celle-ci se montre aussi très politique. Car très vite « le régime syrien » et la « communauté internationale », incapable « de bouger » sont montrés du doigt. Bachar Al-Assad et le pouvoir alaouite étant implicitement accusé sur les images de la mise à sac d’un quartier entier de la ville et bien sûr de sa mosquée, un argument auquel les dizaines de musulmans amassés sous les écrans du Bourget sauront être sensibles.

Et de préciser :

Concernant l’Etat islamique, BarakaCity fait valoir avoir milité pour la libération de l’humanitaire britannique, Alan Henning. Mais du propre aveu de l’association, face à cette initiative, les réactions des internautes sur la page Facebook de BarakaCity ont déferlé.  Un flot de critiques miroir d’une jeunesse qui bouillonne, prête à redescendre dans la rue, laisse entendre notre interlocuteur, comme lors des émeutes de 2005… « Nous allons perdre tout dialogue avec les jeunes » poursuit le responsable qui explique, lui, vouloir « réaxer » le terme « djihad » en lui donnant une connotation positive, le djihad étant selon lui avant tout la « préservation » des innocents, quelles que soient leurs croyances. J’agis comme un « éducateur » conclut enfin l’homme, « Je ne romps pas le dialogue ». Quitte à jongler parfois pour cela entre concessions, raccourcis et omissions.

« Donner une connotation positive au terme djihad », voilà qui laissera le lecteur songeur… ou indigné.

Bref, Barakacity est une organisation islamiste radicale qui agissait sur le front syrien où elle soutient l’insurrection islamiste qui affronte le gouvernement légal présidé par Bachar Al Assad.

Insurrection aujourd’hui retranchée dans la province d’Idlib où l’on retrouve pêle-mêle les djihadistes de l’ex Front Al Nosra (Al Qaeda en Syrie) soutenu par la Turquie et le Qatar (source).

Barakacity dénonce l’action de l’armée française sur Racca, capitale de l’EI

Le 16 novembre 2015 – soit 3 jours après les attentats de Paris – l’association publiait sur sa page Facebook une vidéo des bombardements de Racca, fief de l’Etat Islamique, dont elle accusait l’armée française (voir ici). Elle prenait fait et cause pour l’Etat Islamique, présenté en victime :

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Les réactions des « amis » musulmans de l’association étaient encore plus édifiantes :

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Le soutien à l’Etat Islamique, entré formellement en guerre contre un nombre considérable de pays, du Japon à la France en passant par les Philippines et la Russie, se donnait à voir sans aucune retenue.

Mais il s’agissait aussi et surtout d’une manipulation. Car la vidéo diffusée qui accuse l’aviation française d’avoir visé des cibles civiles, est simplement mensongère.

Un observateur du site a pu retracer l’origine de la vidéo (voir ici) :

Contrairement aux faits énoncés par BarakaCity, la réalité est toute autre : en effet, la vidéo originale a été mise en ligne le 14/11 (un jour et demi avant les premières frappes françaises) sur le site archive.org par Amaq, une agence de presse/nouvelles étrangère, qui est en fait liée à l’Etat islamique.
Selon cette agence, la vidéo illustrerait un bombardement russe en Syrie datant du 14 novembre ; sans pour autant pouvoir établir ni la véracité de cette information ni le fait que les individus présents soient des civils ou des combattants.

La source de la vidéo mise en ligne par Barakacity n’était autre que l’Etat Islamique lui-même, réalisée à des fins de propagande et de mobilisation contre l’armée française et la coalisation anti-djihadiste internationale.

Le soutien moral et politique de l’organisation islamiste Barakacity ne fait donc pas mystère : elle prend fait et cause contre l’armée française en opération aux côtés de la Russie pour écraser les terroristes de l’Etat Islamique. Y compris en truquant des informations.

L’imam salafiste de Brest, un soutien très actif de Barakacity

A Brest, l’organisation islamiste bénéficie du soutien indéfectible d’une personnalité désormais connue : le prédicateur salafiste de la mosquée « Sunna », Rachid El Jay dit « Rachid Abou Houdeyfa ». Sur son compte Twitter, ce dernier a régulièrement pris fait et cause pour ses compagnons de route du djihad international :

 

2015-11-20 11_55_02-@Abou_Houdeyfa Barakacity - Recherche sur Twitter

Rachid Eljay « Abou Houdeyfa » a participé à plusieurs événements de l’organisation, appelant ses nombreux adeptes à lui faire des dons pour soutenir ses actives militantes. Une collusion salafiste qui permet de prendre la mesure des responsabilités de la municipalité socialiste de Brest dans la pénétration de l’islamisme grâce au soutien du maire PS François Cuillandre, allié indéfectible du prédicateur.

Une pétition exigeant l’expulsion de ce double national franco-algérien approche quant à elle des 51,000 signatures (voir ici). Mais la cause de l’électoralisme prévaut à gauche, tout particulièrement à Brest.

Malgré la dissolution, l’impunité de l’imam de Brest perdure

L’annonce par le ministre de l’Intérieur français Gérald Darmanin de la dissolution de Baraka City (lire ici) ne peut pas cacher l’ampleur du réseau islamiste qui se trouve derrière. La mosquée salafiste « Sunna » dirigée par Rachid Eljay dit « Abou Houdeyfa » continue d’opérer en toute liberté en dépit de ses prêches extrémistes.

Grâce à l’impunité dont il bénéficie, notamment en raison de la protection que lui offre le maire socialiste de Brest François Cuillandre et le journal de gauche Le Télégramme, le prédicateur continue de recruter activement sur internet. S’il totalisait 200,000 followers sur Facebook en 2015, ils sont 1,3 million en 2020.

Combien de temps durera cette bienveillance tandis que l’imam recrute depuis l’enclave salafiste de Pontanezen de Brest ? La question est posée.

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