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BREIZATAO – POLITIKEREZH (12/02/2021) La réunification de la nation bretonne est une question identitaire incontournable qui, si elle est souvent réduite à sa dimension régionale-folklorique par ses soutiens eux-mêmes, ne se situe pas moins pour autant sur une ligne de fracture idéologique fondamentale. Les derniers débats au sein du conseil municipal de Roazhon (Rennes) ont permis de le mesurer.

Sous la pression, la maire socialiste Nathalie Appéré a platement reconnu pourquoi la gauche française s’y oppose.

Ouest-France (source) :

La maire socialiste de Rennes, Nathalie Appéré, elle, s’abstient sur ce vœu. Si elle se dit « très attachée à la culture et à l’identité bretonne », pour elle, « l’affirmation de la Bretagne est différente de celle de l’organisation administrative. Le rayonnement breton est lié à la coopération entre les territoires et à l’universalisme breton, plutôt qu’à l’enfermement à l’intérieur des frontières identitaires. Je me méfie des débats identitaires. »

Tout est formulé en quelques mots.

L’utilisation de l’expression « universalisme breton » souligne bien les manipulations dialectiques auxquelles recourent les politiciens français pour faire face et circonvenir l’affirmation nationale bretonne.

Il n’y a jamais eu « d’universalisme breton », c’est un oxymore.

Par définition, le propre de ce qui est breton est d’être particulier, original et exclusif à la Bretagne et aux Bretons. Inversement, ce qui est universel se retrouve partout, que ce soit en Chine ou au Pérou.

Cette contradiction est volontaire : il s’agit de neutraliser l’idée bretonne et le sentiment breton tout en faisant semblant de le reprendre. En parlant « d’universalisme breton », Nathalie Appéré s’exprime comme un patron qui défendrait l’idée d’un « communisme capitaliste ». C’est l’un ou l’autre.

Nathalie Appéré ne se méfie pas des « débats identitaires » comme elle l’affirme, ni même de l’identité en politique. Sinon elle n’aurait pas adopté un agressif électoralisme en direction des communautés ethniques de sa ville, notamment islamiques.

Non, ce qui dérange Nathalie Appéré, ce sont les débats identitaires portés par les groupes ethniques dont elle se méfie – ce qui est très différent. En l’occurrence, les débats portés par la communauté ethnique bretonne. C’est là l’expression de la défiance des politiciens cosmopolites vis-à-vis des populations blanches autochtones, frappées de suspicion.

Dès lors, le double-discours d’Appéré est démasque et ses positions deviennent limpides : au nom de l’idée antiblanche implicite qu’elle défend, tout ce qui renforce la communauté ethnique bretonne doit être combattu, tout ce qui l’affaiblit encouragé. Directement ou indirectement.

Appéré doit alors recourir à des trésors d’hypocrisie pour dire ce qu’elle veut dire sans le dire. C’est-à-dire priver le peuple breton de ses droits sans le dire.

Maintenant, « le débat existe, reconnaît-elle. Il traverse même parfois les familles ». De plus, pour elle, « la consultation démocratique est toujours la meilleure manière de s’en sortir. Mais j’ai une forte réserve par rapport à ce vœu tel qu’il est présenté : il est fait état d’un référendum pour les habitants de Loire-Atlantique. Mais il faudrait que tous ceux qui sont impactés soient interrogés. Et je ne vois pas pourquoi un Mayennais, un Costarmoricain, un Vendéen ne serait pas autorisé à avoir un avis, ou en tout un avis de second rang. Si référendum il y a, il doit être à l’échelle des deux régions. »

Demander à un Mayennais ou à un Vendéen de voter pour ou contre la réunification de la Bretagne serait revenu à demander aux Russes et aux Américains de voter sur la réunification allemande au prétexte que les deux Allemagnes de l’époque – de l’est et de l’ouest – appartenaient à deux systèmes dominés par ces la Russie et les USA.

Pour Appéré, c’est une façon hypocrite de s’opposer à la liberté du peuple breton en dissimulant sa partialité derrière l’argument mensonger de la « justice » et de l’équité. Il n’y a rien de juste ici : c’est de la politique pure mise au service d’une idéologie : l’idéologie cosmopolite de l’Etat Français qui est par définition hostile aux communautés historiques qu’il gouverne de manière autoritaire.

Le langage politique français est frappé du sceau de ce double-discours permanent : le signifiant est l’exact inverse du signifié. C’est ainsi que la culture bretonne est présentée comme « universelle » – donc sans spécificité – et qu’un référendum « juste » doit intégrer des Vendées et des Mayennais pour s’assurer qu’il échoue.

Même abstention de ses collègues élus socialistes et communistes. Eux aussi expliquent entendre « le besoin des citoyens d’être consultés », mais estiment que les deux régions doivent être consultées.
Honoré Puil, pour le groupe du Mouvement radical (Social libéral), indique, lui qu’il ne croit pas à une revendication populaire et regrette que les conséquences d’une réunification, « qui ferait tomber toute la tapisserie » de l’organisation territoriale des départements, des régions et des villes, ne soient pas examinées. « Se lancer dans un référendum au seul nom de l’identité et d’un romantisme historique est voué à l’échec. » Il vote toutefois en faveur du vœu.

Il ne faut jamais insister très longtemps pour voir la vieille machine impériale jacobine montrer sa face hideuse. La volonté d’écraser les peuples indigènes au nom d’une bureaucratie bâtarde d’inspiration latine demeure intacte, quoique moins bruyante.

Avec la montée en puissance de l’immigration extra-européenne, la machine républicaine est toutefois au bord de l’indigestion. Difficile de chanter « la diversité » sous le poids de l’immigration de masse tout en vociférant des slogans de la Troisième République en faveur de l’anéantissement des communautés, des peuples et des races.

 

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