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BREIZATAO – POLITIKEREZH (22/02/2021) Voeux aux conseils municipaux de Nantes et Rennes, « Gwenn ha du » hissé à la mairie de Nantes, appel de 150 élus pour un référendum… L’idée de rattacher la Loire-Atlantique à la Bretagne refait surface.

Mais pourquoi la question de la réunification déchaîne-t-elle à nouveau les passions dans l’Ouest ? Cet espoir d’une réunification – certains préfèrent le terme de « rattachement » ou « d’union »- avait mobilisé des milliers de partisans dans les rues de Nantes en avril et septembre 2014.

Puis connu un coup de frein après « l’échec » lors du redécoupage des régions sous François Hollande en 2015, explique Gael Briand, élu UDB (autonomiste) à Lorient. C’est alors le statu quo qui est retenu.

Mais une pétition qui a récolté plus de 100.000 signatures de citoyens de Loire-Atlantique en 2018 a relancé le débat. Et depuis les municipales, les décisions, surtout symboliques, s’enchaînent: 17 décembre, le drapeau zébré flotte devant la mairie de Nantes pour « promouvoir la richesse culturelle bretonne ».

Un mois plus tard, le 17 janvier, dans une tribune, 150 élus demandent à Emmanuel Macron « d’engager le processus législatif qui permettra dans un premier temps de consulter par référendum les électeurs de Loire-Atlantique sur leur souhait, ou non, de rejoindre la région Bretagne ». Le 5 février, le conseil municipal de Nantes vote un vœu demandant au gouvernement d’organiser ce référendum « pour que l’aspiration démocratique des citoyens soit entendue ». Un vœu voté quelques jours plus tard par le conseil municipal de Rennes.

« Tant que le problème ne sera pas réglé, on ira de sondages en sondages, de vœu en vœu par les différentes assemblées », constate Jean-Louis Jossic, fondateur du groupe nantais Tri Yann, fervent défenseur de la reconstitution d’une Bretagne historique, morcelée en 1941 par le régime de Vichy. « Tôt ou tard, il y aura un référendum, à partir du moment où la population le veut… Comme disait Victor Hugo, ‘on n’arrête pas une idée en marche' ».

Florian Le Teuff, adjoint à la mairie de Nantes et en charge des « enjeux bretons », une nouvelle délégation, « demande à l’Etat d’organiser ce référendum car c’est lui qui en a la compétence ». Une instance doit être créée pour définir, en concertation avec l’Etat, « les modalités d’organisation », ajoute-t-il, estimant « raisonnable » son organisation à horizon 2024.

« Une loi est nécessaire pour qu’un tel référendum soit organisé », a rappelé Jean-Jacques Urvoas, ancien garde des Sceaux et maître de conférences en droit public à l’université de Bretagne occidentale. « En l’état actuel du droit, comme l’indique l’article 72-1 de la Constitution, sans mesure législative nouvelle, une consultation sur ce sujet et sur une seule partie du territoire est tout simplement impossible », relève-t-il.

Mais selon François de Rugy, qui s’était engagé en 2017 à proposer la réunification de la Bretagne, ce projet « pose un certain nombre de questions ». « Qui serait interrogé ? Les citoyens de Loire-Atlantique ? Les citoyens de Loire-Atlantique et des quatre autres départements bretons ? Et ceux des quatre autres départements des Pays de Loire ? Est-ce qu’il y a une réflexion sur la capitale régionale ? », s’interroge le chef de file LREM pour les régionales dans les Pays de la Loire, né à Nantes. Il note toutefois que les « questions d’identité ne sont pas à balayer d’un revers de main ».

Les modalités d’un hypothétique référendum seront d’autant plus scrutées que les souvenirs de la consultation sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sont vivaces. En 2016, les électeurs de Loire-Atlantique avaient voté pour la construction du nouvel aéroport à plus de 55 % des voix. Mais en 2018 le gouvernement avait annoncé l’abandon du projet.

(Source : Actu Orange)

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