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BREIZATAO – ETREBROADEL (10/03/2021) Le sort de l’eurodéputé indépendantiste et ex-président catalan, Carles Puigdemont, est désormais entre les mains de la justice belge, après la levée de son immunité mardi par le Parlement européen.

Le président du mouvement Ensemble pour la Catalogne (Junts, centre-droit), privé de cette immunité comme deux autres eurodéputés catalans, a dénoncé une « persécution politique », déplorant un « jour triste pour le Parlement européen » et la démocratie dans l’UE.

La vie de Carles Puigdemont va devenir « compliquée », car privés de l’immunité dont jouissent les parlementaires européens, lui et ses anciens « ministres » Toni Comin et Clara Ponsati « ne sont plus protégés », a expliqué un responsable du Parlement européen. Tous trois élus au Parlement européen en 2019, ils sont poursuivis par la justice espagnole pour « sédition » et, dans le cas de Carles Puigdemont et de Toni Comin.

Cette décision ouvre la voie à un examen par les autorités judiciaires des pays où ils vivent en exil des mandats d’arrêt émis à leur encontre par l’Espagne. Ils sont poursuivis pour la tentative de sécession de cette région du nord-est de l’Espagne en 2017, après l’organisation d’un référendum interdit.

Carles Puigdemont et Toni Comin vivent en Belgique. Le cas de Clara Ponsati relève en revanche des autorités judiciaires d’Écosse.

Ce vote a été accueilli avec satisfaction par le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez et les responsables de l’opposition de droite. Ils ont obtenu des dirigeants des trois grands groupes où siègent leurs élus – ceux du Parti Populaire Européen, des Socialistes et des Libéraux de Renew – la consigne de voter pour la levée des immunités. Une majorité de 354 voix sur 705 était nécessaire. 400 ont voté en faveur d’une privation de la protection de Carles Puigdemont.

La levée de l’immunité n’est pas la fin de l’histoire pour Carles Puigdemont, puisqu’il a annoncé son intention d’en appeler à la justice européenne. Et les tribunaux belges ont refusé en janvier d’exécuter un mandat d’arrêt européen visant un autre ancien ministre régional indépendantiste, Lluis Puig, mettant en avant un « risque sérieux de violation » de son « droit à un procès équitable » en Espagne.

Plusieurs anciens dirigeants catalans restés dans leur pays, comme Oriol Junqueras, l’ancien vice-président du gouvernement régional de Carles Puigdemont, purgent de lourdes peines de prison en Espagne pour l’organisation du référendum.

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