Loading...

BREIZATAO – POLITIKEREZH (05/07/2021) L’appel lancé pour poser les bases d’un Parti National Breton rencontre des réactions enthousiastes de la part des premiers Bretons qui le reçoivent. Cela n’est pas une surprise pour ceux qui savent que sous l’apparente apathie de notre peuple couve la braise du nationalisme.

Ce qui se joue en ce moment même, c’est la survie de notre peuple et de nos familles. Nous savons très exactement où nous mène la politique de l’Etat Français : à la disparition pure et simple. Sous l’effet de la submersion migratoire qu’il orchestre, de la saignée de l’émigration générée par sa politique sociale et économique débilitante et du vieillissement, le peuple breton risque de disparaître purement et simplement durant ce siècle.

Aucun peuple ne peut se résigner à mourir, et certainement pas le nôtre.

Il faut une puissante défense de notre droit à l’existence. Cela implique pour le peuple breton de s’emparer du contrôle total de la Bretagne et d’y instaurer une nouvelle réalité ethno-nationaliste.

Le premier objectif est de disposer d’un parti national qui soit effectivement un parti national, pas simplement une association de personnes partageant un constat, mais une organisation de combat politique fermement structurée et disciplinée. Pas de discipline, pas de parti.

Une telle chose n’est pas réalisée en une journée, mais elle n’est pas davantage impossible pour un peuple de 4 millions d’hommes – sans parler de sa diaspora.

La lassitude a gagné certains, la résignation découragé d’autres. L’état surréel de la situation présente achève de laisser les meilleurs éléments dans l’attente ou la paralysie. Aucun peuple n’a jamais reçu l’aide du Créateur qui ne se soit aidé lui-même !

La situation corse – toute chose étant égale par ailleurs – démontre comment, en quelques décennies, les nationalistes peuvent devenir culturellement et politiquement hégémoniques. On nous objectera que le caractère corse n’est pas le caractère breton – ce n’est certes pas là une découverte. Mais le caractère breton dispose de ses propres forces qui ne doivent pas être sous-estimées et encore moins ignorées pour ceux qui veulent organiser la Bretagne en corps national.

Avant de songer à l’hégémonie politico-culturelle, il nous faut déjà une puissante minorité organisée. Il ne s’agit pas simplement de protester, mais bien de renverser le rapport de force en œuvrant à la rupture dans l’inconscient collectif. Il nous faut aussi nous apprendre à nous organiser comme authentiques séparatistes face à la France racialement en voie de libanisation avancée.

L’inconscient national breton est déjà formé. Ne reste qu’à basculer dans la conscience ethno-nationale. Si nous restons dans le modérantisme ou si nous tolérons les idées toxiques de l’époque, à commencer par l’eau de vaisselle de la démocratie post-chrétienne que se partage si généreusement gauche et droite, nous n’avancerons pas d’un centimètre.

Nous devons également nous défier du spontanéisme : l’exemple des Bonnets Rouges l’a démontré. Sans un parti révolutionnaire organisé, les épisodes de révolte populaires sont rapidement contenus par le régime républicain. Sans oublier ses poissons pilotes de l’opportunisme.

L’Etat Français ne craint pas le régionalisme, surtout lorsqu’il trempe dans le gauchisme, ni l’indépendantisme folklorique avec ses anarcho-communistes avinés. Ce qu’il redoute, c’est une force politique martiale organisée sur l’idée ethno-nationaliste. Un parti pur, un parti dur.

Des idées simples, pratiques et claires qui soient conformes à l’esprit breton, une direction révolutionnaire mais avisée : voilà ce qu’il faut à notre peuple.

Faute de quoi, l’alternative, c’est la mort.

En avant !

Boris Le Lay

[email protected]

 

Loading...