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BREIZATAO – POLITIKEREZH (26/07/2021) Depuis l’origine, le patois de français mal orthographié communément appelé « gallo » est un ferment de dégénérescence inoculé par le régionalisme gauchiste pour affaiblir la lutte pour la langue bretonne en créant une fausse équivalence entre le breton et ce sabir jadis parlé par des paysans francophones illettrés.

Ce n’est pas un hasard si c’est la gauche franco-socialiste qui a fait de ce patois un « sujet » de débat alors même qu’aucune demande populaire, même marginale, n’existe dans la partie orientale de la Bretagne où il était jadis vaguement parlé et qu’il n’a jamais fait partie des revendications de l’Emsav.

Le sort du patois gallo a été tranché : contrairement à la langue bretonne qui dispose d’un réseau associatif organisé en expansion constante, ce parler inaudible n’a suscité aucun intérêt organique pour sa transmission.

C’est encore moins un hasard si la mairie socialiste de Kemper dirigée par la socialiste Isabelle Assih – mariée à un subsaharien et mère de trois créoles – a imposé ce patois d’importation en plein festival de Cornouaille, à égalité avec la langue bretonne au nom du relativisme culturel propre à la gauche cosmopolite.

Personne n’a besoin de connaître le gallo pour le comprendre et pour cause : il s’agit d’une forme dégénérée de français rural

Comme si la langue française n’était déjà pas omniprésente en Bretagne bretonnante, la langue bretonne, déjà gravement menacée, voit donc son espace divisé par deux en plein cœur de la capitale de la Cornouaille brittophone au profit d’un patois de français que personne ne connaît ni ne veut connaître.

A cause du misérabilisme pathologique de la gauche régionaliste, le breton n’est désormais plus seulement sous l’intense pression du français unifié mais aussi sous celle d’une forme de français mal écrite dont tout le monde se moque. C’est le seul résultat pratique de cette campagne démagogique sur fond de relativisme : réduire drastiquement la place de la langue bretonne dans son foyer historique en faveur de deux formes de français, une moderne et une dégénérée.

Il est plus que temps de réagir face à ce sabotage et de rappeler que le français moderne a soldé la question du gallo, tout comme le breton moderne a soldé la question de l’unité de la langue bretonne. Les provocations des éléments anti-nationalistes recevront une réponse si ce patois fransquillon continue d’être diffusé pour affaiblir la langue celtique en Bretagne Occidentale.

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