BREIZATAO – NEVEZINTIOU (02/10/2021) Plusieurs centaines de milliers d’euros en moins : dans un communiqué, l’association Diwan Breizh pointe du doigt ses difficultés à percevoir le forfait scolaire auprès des communes. Cette somme est censée être versée par les collectivités non dotées de filières bilingues aux écoles Diwan qui scolarisent des élèves qui y sont domiciliés.

Or, le compte n’y est pas, selon le réseau. Sur 330 communes concernées, seul un tiers le font réellement. « 103 octroient le forfait scolaire directement ou par la commune siège et nous les en remercions, 154 communes n’ont pas répondu, 32 ont octroyé un montant insincère, c’est-à-dire bien en deçà des moyennes départementales, 48 ont refusé de verser le forfait scolaire et 17 n’ont pas été sollicitées », détaille Diwan.

Les établissements Diwan étant sous contrat d’association avec l’Etat, seuls les postes d’enseignants sont financés par l’Education nationale. Le forfait scolaire est donc une source importante de financement, rappelle Diwan. « Sur les 785 000 € potentiels, les écoles ne perçoivent qu’à peine 150 000 €. Cette situation ne permet pas d’enclencher sereinement la pérennisation des emplois non enseignants », dénonce le réseau. Le versement du forfait scolaire pour les établissements d’enseignement en langue régionale a pourtant été rendu obligatoire par la loi Molac en mai dernier.

Diwan se tourne désormais vers les préfectures, afin de réclamer le versement de ce forfait scolaire aux communes concernées. Alors que le réseau s’apprête à lancer les demandes auprès des mairies pour la nouvelle année scolaire, « nous souhaitons avoir les garanties que les préfectures seront présentes au côté de Diwan en cas de difficulté de perception ». Une garantie déjà obtenue auprès de la préfecture de Loire-Atlantique.

Le réseau d’écoles prévoit donc de se mobiliser le 16 octobre prochain : des délégations de parents d’élèves prévoient de se rendre dans les sous-préfectures et préfectures pour réclamer ce soutien.

(Source : France Bleu)